mardi 4 mars 2008

Y a-t-il beaucoup de départements français dont on fait le tour, en changeant plusieurs fois de paysage et climat dans la journée ? L'île de la Réunion est de ceux-là. Mais le mélange ne s'arrête pas là. C'est aussi un formidable brassage de populations, au carrefour de l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Le style de vie, la langue, la cuisine, l'activité, la musique (…) s'en trouvent d'autant plus variés, et un monde d'impressions qui assaillent le visiteur.
J’ai eu, en outre, la chance d’arriver au sommet du Piton de la Fournaise au moment une éruption venait de commencer
http://www.interpc.fr/mapage/fe.hoarau/fournaise/2003/volcan052003/volcan0306021.htm
CHIFFRES ET DONNÉES
Département français d'Outremer, à 9350 km de la Métropole dans l'Océan Indien.
Décalage horaire : + 2h l'été et + 3h l'hiver.
Superficie : 2512 km_, environ 207 km de pourtour.
Population : 717 000 habitants, 282 habitants/km_.
Villes principales : Saint-Denis (210 000 hab.), Saint-Paul (73 000), Saint-Pierre (58 000), Préfecture :
Saint Denis.
Langues : le français est la langue officielle, mais les Réunionnais de souche parlent le créole et d’autres langues communautaires (tamoul, gujarati, chinois, malgache ou le comorien).
Monnaie : l'euro. A la grande époque de la canne à sucre, une monnaie fut mise en circulation au
Tampon : le kreuter.
Religions : catholicisme à 95%, islam, hindouisme et bouddhisme.
GÉOGRAPHIE
Située dans l'Océan Indien, l'île de la Réunion fait partie, avec l'île Maurice et l'île Rodriques, de l'archipel des Mascaraignes.
Elle culmine au Piton des Neiges (3069 m), et au Piton de la Fournaise (2 631 m), volcan encore actif. Le massif principal est évidé de cirques profonds (Cilaos, Mafate et Salazie) débouchant sur des plaines intérieures (Cafres) ou littorales (Palmistes), à part dans le Sud-est, pierreux et désertique (Grand-Brûlé). (17)
Climat
La proximité du tropique du Capricorne rend le climat de l'île tropical, mais il est tempéré par l'altitude et les alizés. En effet, l'île étant extrêmement montagneuse, deux climats existent.
Les alizés amènent de l'air humide, bloqué à l'Est de l'île par le relief. La côte au vent (Est), très boisée, subit ainsi de fortes précipitations (jusqu'à 4 m).
A l'inverse, la côte sous le vent (Ouest) bénéficie d’ensoleillement pendant toute l'année.
On note deux saisons principales, de novembre à avril, chaude et humide (avec risques de cyclones entre décembre et mars) ; de mai à octobre, la saison fraîche et sèche.
La température moyenne atteint 20 °C, avec une amplitude thermique faible entre les 2 saisons.
NB : en fait, les météorologues dénombrent plus de 200 microclimats, du fait du relief. Population
717 000 habitants aux origines diverses et multiples. Les premiers venus étaient des Français aventuriers, accompagnés d'hommes et de femmes malgaches plus ou moins volontaires. Ensuite, les bateaux négriers débarquent des milliers d'hommes et de femmes noires.
Tout d’abord localisée principalement sur les zones côtières (Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Pierre…), une partie de la population se voit contrainte à remonter vers les hauts, du fait de la démographie croissante. (51)
Elle est essentiellement composée de métis, avec néanmoins différentes catégories.
- Les Malbars (ou Malabars)
Venus du sud de l'Inde en tant que travailleurs libres, ils ont préservé leurs coutumes, religion (hindouisme) et cuisine. Leurs temples sont riches en couleurs. Ils pratiquent souvent plusieurs rites religieux en même temps (en général christianisme et hindouisme). (44)
- Les Cafres
Descendants d'esclaves amenés par les colons pour travailler dans les champs, ils proviennent essentiellement de la côte orientale de l'Afrique, mais également de l'intérieur des terres africaines. Leur nom vient de l’arabe kafir (infidèle).
- Les Chinois
En nombre minoritaire, fuyant les bouleversements politiques de leur pays, ils ont réussi dans le commerce alimentaire et la quincaillerie.
- Les Zarabs
Originaires du Nord de l'Inde et du Pakistan, musulmans, ils ont une place prépondérante dans l'économie locale, notamment le commerce des tissus et des vêtements.
- Les 'tits Blancs des hauts (Yabs)
Descendants des riches colons ayant fui dans les hauts de l'île après l'abolition de l'esclavage, ils vivent généralement modestement, voire pauvrement.
- Les Comoriens
Originaires des Comores, musulmans, ils sont minoritaires et souvent exclus, survivant grâce à de petits métiers.
- Les Zoreils
C'est le mot par lequel les Créoles désignent les Français de métropole. En effet, le titre de Créole est réservé aux personnes nées sur le territoire réunionnais. Cependant, les Zoreils installés depuis très longtemps à la Réunion deviennent des Zoréoles.
De l’histoire est née une richesse culturelle. Le créole est un mélange de vieux français épicé de mots d'origine malgache ou tamoule.
HISTOIRE
Colonisation
Le premier Européen à aborder officiellement l'île est le navigateur portugais Pedro de Mascarenhas en 1513 à la recherche des Indes pour les épices.
Les Français y débarquent en 1638, l’utilisant d’abord comme prison, puis l’île devient Bourbon en 1665. La Compagnie des Indes orientales y établit alors une escale sur la route des Indes. Les premiers colons s'y installent, accompagnés de serviteurs malgaches.
Métissage
La population blanche, métissée avec ses premiers serviteurs de couleur, devient ensuite minoritaire, le développement de la culture du café à partir de 1715 entraînant l’importation massive d'esclaves malgaches et est-africains. L’île compte 60 000 habitants en 1790, pendant la Révolution, lorsque les Sans-culottes la rebaptisent Réunion, symbole de la rencontre des troupes révolutionnaires à Paris.
Activité
Après l’occupation britannique entre 1810 à 1815 et la perte de l'île Maurice en 1815, l'île prospère grâce à une quasi-monoculture de la canne à sucre. Les grands domaines s'étendent, l'intérieur montagneux est mis en valeur et les cirques se peuplent.
Après l’abolition de l'esclavage en 1848, la canne nécessite des volontaires indiens et africains aux conditions d'existence proches de celles des esclaves. La société de plantation perdure jusqu'à la Seconde Guerre, au rythme des crises de l'économie sucrière. De nouvelles cultures apparaissent alors, comme la vanille, le géranium ou le vétiver donnant des huiles essentielles.
Aujourd’hui
Département français d'outre-mer depuis 1946, l'île a des problèmes économiques, aggravés par les ravages des cyclones. Depuis les années 90, le tourisme rapporte davantage de recettes que la canne à sucre, la vanille, le géranium et le vétiver réunis.
Le nom
Découverte par les Arabes en 1502 (peut-être déjà passés au XIIIe siècle), La Réunion prend le nom de Saint Appolonia en 1507, puis Mascareigne, du fait des Portugais qui l'aperçoivent le jour de la Saint-Appoline et l'abordent en 1513, avec Pedro de Mascarenhas.
En 1616, les Anglais la nomment England Forest ou Pearl Island.
Après que les Français en ont pris possession au nom de Louis XIV en 1638, elle est rebaptisée isle Bourbon en 1665.
Après la Révolution, elle devient pour la première fois l’isle de la Réunion, l'île Bonaparte en 1809 (à la demande des Réunionnais), redevient île Bourbon et définitivement île de La Réunion lors de la IIe République en 1848.
L'ESCLAVAGE
Débuts
L'apparition au XVe siècle des navires européens, à la recherche des Indes, bouleverse les données africaines. La colonisation de l'Amérique amène des besoins de main d'œuvre qu’ils vont puiser dans les populations africaines, les Indiens d'Amérique étant peu résistants.
Les relations entre les différents royaumes africains se transforment, et des comptoirs apparaissent sur la Côte, rapidement convoités par les royaumes intérieurs.
Le commerce triangulaire
Les puissances européennes partent avec des pacotilles en Afrique, échangées contre des esclaves amenés dans les colonies pour y travailler.
La Réunion n’y échappe pas et la traite des esclaves s'effectue dans des conditions atroces, nombres d’entre eux meurent pendant le transport.
Certains font marronnage dans les cirques et montagnes de la Réunion (de l'espagnol cimarron, fugitif). Les marrons, pourchassés par des chasseurs professionnels, s'attaquent parfois aux fermes pour obtenir armes et victuailles, et beaucoup préfèrent mourir que d'être repris. On arrête de les traquer peu à peu après la Révolution Française.
L'abolition, pourtant commencée au début du XVIIIe siècle, ne prend vraiment effet qu'à partir de 1860 des esclaves. Nombre d’esclaves affranchis retournent alors sur leurs terres d'origine, gardant la culture occidentale et un métier appris pendant l'esclavage.
L'esclavage au féminin
Il est double, de par le travail pénible dans les plantations, et l'exploitation sexuelle.
Les premières femmes, arrivées peu nombreuses sur l'île à partir de 1663, sont recherchées, et après que les colons ont tout d’abord épousé leurs esclaves, l’on importe toujours de nouveaux contingents de filles jugées aptes pour les îles.
Au tournant du XVIIIe siècle, la population bourbonnaise totalise 297 femmes sur un ensemble de 734 habitants.
La traite négrière s’intensifie afin que chaque Noir ait sa négresse. Puis l'augmentation du nombre des serviles créoles, va atténuer cette disproportion, avec, en 1779, 9000 femmes pour 14000 hommes. Et à partir de 1804, la tendance s'inverse même, et on compte trois femmes pour un homme, proportion que l'on retrouve aujourd'hui.
Provenance
Pendant longtemps la Compagnie s'approvisionne à Madagascar, où les roitelets locaux réduisent en esclavage leurs ennemis vaincus, tout comme en Inde, en Afrique de l'Ouest ou de l'Est, soumis au marché où leur prix est fait selon l'âge et leur aptitude à reproduire.
Pendant le transport, les femmes sont séparées des hommes pour ne pas être abusées...mais les membres de l'équipage choisissent souvent les plus belles pour la traversée.
Législation
Les femmes, moins cotées que les mâles, sont rebaptisées et appelées Suzanne, Catherine...
La condition de l’esclave est soumis à une législation le considérant comme un meuble. Il est vendu, échangé, légué en héritage. Le mariage entre esclaves est soumis à l'approbation du maître et leur enfant appartient au propriétaire de la mère, à moins que la mère ne soit libre.
Les rapports de maître à esclave, au départ exempts de racisme, du fait des mariages entre colons et femmes de couleur, évoluent vers un rapport raciste avec l'accroissement de la population noire.
Dans la société esclavagiste, les femmes ont des tâches spécifiques : les Africaines sont nourrices, Créoles et Indiennes recrutées pour les activités domestiques, d'autres partagent le travail des champs avec les hommes.
Les femmes marronnes sont traitées comme les hommes : reprises, elles sont enchaînées et ramenées. Les chasseurs coupent la main droite des esclaves morts, comme preuve pour bénéficier des primes.
GÉOLOGIE
Née il y a trois millions d'années, la Réunion est entièrement formée de roches volcaniques et de formations dérivées.
Son volcanisme est dit de point chaud, donc issu d'une lente remontée magmatique depuis le manteau terrestre qui, perçant le fond de l'océan, construit des massifs volcaniques, tel Hawaï.
L'île résulte de la juxtaposition de deux volcans : le Piton des neiges, ancien et éteint depuis 12000 ans, et le Piton de la Fournaise, plus récent (550 000 ans) et encore en activité.
Des coulées de laves, témoins des grandes phases d’activité, descendent vers la mer, tandis qu’autour et à l'intérieur du Piton de la Fournaise, s'étalent moult formations sédimentaires.
En son centre, d’énormes effondrements ont formé trois cirques ouverts sur la mer par d'étroits défilés.
Le Piton des Neiges
A 3069m, il se situait juste au dessus du point chaud avant que le déplacement de la plaque
océanique n’entraîne la mort de celui-ci et la naissance du Piton de la Fournaise.
Ce chaînon de volcans est bien petit par rapport au chaînon Hawaï - Empereur, qui a donné naissance à un véritable chapelet de volcans. (18)
Le Piton de la Fournaise
Ce jeune volcan bouclier hawaiien est né il y a 550 000 ans sur les flancs de son aîné le Piton des Neiges. (28)
Son entrée est marquée par le Pas de Bellecombe (2350 m) qui surplombe l'enclos Fouqué, une immense caldeira. Le fond est constitué des coulées de laves successives avec, au centre, le dôme du volcan du Piton de la Fournaise, en fait constitué de deux cratères : le cratère Bory (datant de 1791, avec une dernière activité en 1982), et le cratère Dolomieu (le plus gros du volcan, né en 1930 et encore en activité). (25) (27)
Le Piton de la Fournaise projette sa lave fluide jusqu'à 50 m de hauteur.
Sur ses flancs, les coulées de lave refroidies de la dernière éruption sont de couleur noire, alors que les anciennes ont des teintes grisâtres.
L'intérieur du cratère, identique à ses flancs, est constitué de scories, lambeaux de lave projetés et refroidis au cours de leur vol.
Par périodes, le cône actif du Piton de La Fournaise glisse vers l'est, déclenchant un effondrement. Ainsi se sont créées la Rivière des Remparts, puis la Plaine des Sables, et encore l'Enclos.
Ses laves, sont essentiellement des basaltes, fluides et peu chargés en gaz, génèrent des éruptions généralement peu explosives, sauf si l'eau vient à s'en mêler. Ces volcans sont dits effusifs.
Étude et surveillance continue du volcan constituent un atout primordial dans la prévision des risques naturels majeurs tels que les éruptions volcaniques.
Le Piton de la Fournaise est très actif avec, depuis 300 ans, en moyenne une éruption tous les 12 à 16 mois et, même si une éruption peut agrandir l'île ou la traverser, détruisant habitations et cultures, ce scénario est rare, le dynamisme éruptif de la Fournaise étant plutôt tranquille et non explosif.
Ici, le risque principal est indirect car la fragilité des terrains, combinée à des pluies abondantes, donne lieu à des glissements de terrain.
Les cirques
Curiosités géologiques, ces trois grandes excavations d'une dizaine de kilomètres de diamètre, bordées de murailles vertigineuses, sont des caldeira (du portugais «chaudière»), dépressions d'origine volcanique causées par les effondrements successifs de la partie centrale du volcan.
ÉCONOMIE
Elle repose sur la quasi-monoculture de la canne à sucre, à laquelle s'ajoutent les cultures de la vanille et des plantes à parfum (géranium, vétiver, ylang-ylang). (34)
Peu industrialisée, l'île souffre du chômage (40 %), et dépend de la métropole : aide économique et sociale, garantie de vente du sucre, envoi des fonds des émigrés.
Avec 2 710 km de routes, le tourisme y est en pleine expansion.
La pêche (5 000 t) représente le 4e produit d'exportation (après le sucre, le rhum et les essences à parfum).
L'élevage se développe avec le lait et la viande.
NATURE
Flore
L'île de la Réunion étant apparue à la suite d'une éruption volcanique, les végétaux présents ont majoritairement été introduits par l’Homme, et, avant lui déjà, par les courants marins, les vents cycloniques et les oiseaux. (3) (30) (31) (35) (41)
Environ 70% des plantes à fleurs et la quasi totalité des fougères proviennent d'Afrique et de Madagascar, 20% d'Inde et 10% d'Australie ou de contrées lointaines. (36) (37) (39) (40) (43)
Les palmiers de tous les continents y voisinent aujourd'hui avec l'original latanier de Bourbon.
La canne à sucre
Lors de son heure de gloire au début du XIXe siècle lorsque les pionniers en commencent la culture, il existe 189 petites usines à canne, aux moulins actionnés par des mules, par l'eau, plus rarement par des esclaves, et même par le vent. Mais ce roseau dur nécessite des moyens puissants et rapidement, la vapeur remplace tous ces modes.
La canne repousse seule après une coupe (qui a lieu de juillet à septembre) et on renouvelle les souches tous les 7 ans.
Après avoir été hachée et pressée entre d'énormes moulins, sa bagasse est alors brûlée pour alimenter des générateurs. Le jus est ensuite épaissi pour devenir une masse cuite. Puis, par centrifugation, le sucre est alors séparé d'une pâte brune, la mélasse, qui, distillée, donne le rhum. Le sucre est exporté en métropole où il est raffiné.
Ainsi en va-t-il de la fabrication du rhum industriel, alors que l'autre sorte, le rhum agricole, est, lui , issu du jus de canne directement fermenté puis distillé.
La vanille
Liane originaire du Mexique de la famille des orchidées, elle était préparée par les Aztèques en boisson, mélangée au cacao. Cortès la fait découvrir à l’Europe au début du XVIe siècle mais ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que se développe sa culture grâce à la découverte de la méthode de pollinisation par Edmond Albius, un esclave vivant sur l’île qui en devient alors le premier producteur mondial, relayée par Madagascar, après que les colons réunionnais y ont exporté leur savoir faire.
La vanille est la seule orchidée qui donne des fruits comestibles après fécondation manuelle des fleurs. Elle est multipliée par bouturage de tiges.
Faune
Elle est moins riche, La Réunion n'ayant pu accueillir que les rares espèces capables d'y accéder par voie de mer ou par les airs, qui ont fini dans les marmites des premiers habitants. L'oiseau emblématique de l'île est l'élégant paille-en-queue, qui niche dans les falaises à proximité de la mer.
Les cerfs de Java des domaines forestiers ont été introduits par l'homme. (14)
TOURISME
LE NORD
Moyennement arrosé, il est le plus anciennement peuplé.
Saint-Denis
La plus grande capitale d'Outre-mer ressemble à une plaisante petite préfecture de province française. On y découvre les charmes de l'architecture créole et l'atmosphère chaleureuse des quartiers métissés.
NB : Les cases créoles sont généralement en bois de tamarin, certaines recouvertes de bardeaux, sortes d'ardoises de bois. Les planches y sont toujours peintes, de couleurs variables, mais souvent en blanc. (46) (49)
L'aéroport La Réunion-Roland-Garros est à 10 km à l'Est de Saint-Denis.
LA CÔTE OUEST, SOUS LE VENT
Elle dispose de nombreux micro-climats, avec plages, montagnes et végétation primaire.
Le piton Maïdo (2203 m d'altitude)
Son panorama sur le cirque de Mafate est à couper le souffle.
Saint-Gilles-les-Bains
Ancien village de pêcheurs devenu capitale touristique, il possède les deux plus belles plages de la Réunion : Boucan-Canot et l'Hermitage. La barrière de corail y a formé un beau lagon aux eaux vertes où l'on peut admirer de petits poissons tropicaux.
Grottes des premiers Français
Il est peu vraisemblable qu'elle les ait hébergés longtemps car elle donnait sur une dune impossible à cultiver.
Grotte de Lourdes
Plus profonde, au pied d'une falaise avec de l'eau, elle a pu abriter les mutins.
Aujourd'hui, elle connaît une vocation religieuse. Un trésor aurait été trouvé entre cette grotte et la Marianne au début du XXe siècle, ainsi qu’une marmite de pièces exhumée dans les années 70.
Cimetière marin
Créé au temps de la Compagnie des Indes, on y trouve les tombes des planteurs du XVIIIe siècle qui développèrent l'entreprise de café sur les hauteurs de St-Paul.
La plus visitée reste cependant celle de La Buse, pirate rendu fameux par la capture d'un bateau portugais, qui aurait enterré un butin dont il jeta le plan à la foule lors de sa pendaison en 1730. (20)
Tour des Roches
Le plus ancien chemin de La Réunion, bien que l'original ait été englouti sous la route moderne.
Dans le jardin d'Eden, l’ingénieur agronome Philippe Kaufmann a rassemblé sur, 2,5 ha, 800 espèces de plantes médicinales, alimentaires, aphrodisiaques, sacrées (…).
Saint-Leu
Petite ville de front de mer avec un joli lagon peu abîmé. (24)
La Ferme de Corail, créée en 1978, y allie protection des espèces et développement de l'artisanat. C'est la 2e structure au monde à tenter cette expérience d'aquaculture de la tortue franche. De jeunes spécimens en danger, prélevés sur les lieux de ponte, sont transportés par avion à la Ferme où, en quatre ans dans des bassins, ils passent de 25 grammes à 35 kilos.
Depuis la signature du traité de Washington sur la protection des tortues, la Ferme a arrêté l'élevage commercial pour faire place à un centre de recherche sur les tortues marines.
Stella Matutina
Musée agricole et industriel de la Réunion installé dans une ancienne usine sucrière, c’est le plus complet du genre à la Réunion. L'histoire de l'île y est expliquée à travers l'agriculture et ses dérivés, des plantations de café à l'exploitation de la vanille, en passant par l'industrie sucrière, les épices, parfums, la pêche...
LA CÔTE SUD
Piton Sainte-Rose
Il se dresse avec son église, rebaptisée Notre-Dame-des-Laves, après qu'un fleuve de boue
volcanique, large de 500 m, déversé par le piton de la Fournaise sur le village en 1977, a englouti quelques maisons et s’est arrêté aux portes de l'église.
L'Etang-Salé
Aux contreforts du volcan, c’est une région rêvée pour la canne à sucre et, dans les Hauts, le géranium, le vétyver et le tabac. Aujourd'hui existent 3 zones de culture : la canne dans les Bas, puis les fruits et légumes, et l'élevage, bovin essentiellement, dans les hautes plaines.
St-Philippe
Dans le jardin des parfums et des épices voisinent plantes à parfum, aromatiques et médicinales, vanille et fruits. (4) (29) (38)
Les plaines, parfois dans les nuages, voire au-dessus, permettent d'échapper à la chaleur du littoral.
LA CÔTE EST, AU VENT
C’est le paradis des fleurs et des senteurs, qui reçoit les alizés, là où Albius met au point la fécondation de la vanille.
Saint-André
Petite bourgade toute en longueur accueillant une importante population d'origine tamoule, elle est le centre d'une région sucrière très importante. Quatre temples tamouls à l'architecture colorée s'y trouvent, dont Le Colosse, considéré comme le plus important de l'île. (54)
La maison de la Vanille, installée sur un vieux domaine familial, montre les techniques de culture et de fécondation de cette plante. Le travail et le séchage y sont visibles de mai à novembre, et on peut y acheter de nombreux produits issus de la vanille.
L'INTERIEUR DE L'ÎLE
Sauvage et plus difficile d'accès, les beautés de l’île s'y cachent : volcan, cascades, forêts, villages perdus (îlets), chemins de crêtes, et cirques spectaculaires...
Cilaos
A 1200m, le cirque est entouré de sommets oscillant entre 2000 et 3070m (parmi les plus hauts de l'île), et les maisons et les cases y émergent souvent au-dessus des nuages. (13) (16)
Le plus méridional des trois cirques, tient sa réputation de l'eau (avec ses lentilles, sa dentelle et son vin). 3 sources thermales découvertes en 1819, ont donné naissance à l'établissement de cures avec des eaux de 31 à 38°.
Salazie
C’est le plus accessible et Hellbourg est compté parmi les plus beaux villages de France depuis 1998. Appuyé au Piton des Neiges, il est grand et vert parce que le plus arrosé. (5) (47)
Son charme est dû à l'harmonie entre cascades, végétation et installations humaines. (45) (50)
A la sortie de Salazie, on peut voir une très belle cascade du nom de Voile de la Mariée.
Grand-Îlet est un charmant village à la tranquillité totale.
Mafate
Il se mérite car on n’y accède qu'à pied ou en hélicoptère. On y est hors du temps.
L'installation de l'antenne de télévision en 1987 révolutionne la vie des 650 Mafatais.
Le cirque est encerclé par une dizaine de sommets de plus de 2000m, et partout se
rencontre la forêt. (1) (10)
Les Hauts conservent les traditions créoles, surtout dans le cirque de Mafate. Outre quelques villes, on trouve surtout des îlets, accessibles surtout à pied, qui tirent leur subsistance du chouchou, sorte de légume où tout se mange, quelques animaux et moult fruits tels que bananes, fruits de la passion, ananas, goyaves, jaquier (le plus gros du monde, pesant
jusqu'à 15 kg, consommé cuit en tant que légume). (11) (12) (32) (48)
Parmi la végétation, l'acacia heterophylla (ou tamarin des hauts) et le vanillier sont endémiques de la Réunion.
La plaine des Palmistes
Village calme et fleuri qui tire son nom des nombreux palmistes (et non palmiers) de cette haute région verte et humide où poussent fougères et orchidées.
Le piton de la Fournaise
Site touristique le plus visité de l'île (plus de 200 000 visiteurs par an), il est considéré comme l'un des volcans les plus actifs du monde, et le seul volcan français à l'activité considérée comme permanente.
Bourg-Murat : appelé le 27e (kilomètre), c’est la porte d'accès au piton de la Fournaise. Chaque village y a un nom kilométrique.
La maison du volcan : créée en 1992, elle renseigne, par vidéo et informatique, sur les volcans du monde entier, points chauds et catastrophes.
DIAPORAMA REUNION
Vidéo envoyée par jcgrap
Accompagnement de 2 semaines dans l'île












