jeudi 1 mai 2008

A peine débarqué du bateau, de l’avion ou de la voiture, sans même jeter un œil, en inspirant une bonne bouffée d’air, on sait déjà que l’on s’y trouve. Ce parfum de maquis n’est pas qu’une légende. A l’instar de sa beauté. La Corse est probablement l’un des joyaux de l’Europe…pour ne pas trop s’éloigner. Et laissons les affaires d’état aux politiques pour faire le tour d’une île qui rassemble les spécificités françaises sur 1/40 de la surface métropolitaine.

CHIFFRES
Superficie : 8772 km2, longueur de 183 km, largeur de 83 km et quelque 1200 km de côtes.
Population : 260 000 hab.
Corse-du-Sud : 2A (Ajaccio)
Haute-Corse : 2B (Bastia)
Densité : 30 hab./km2
Communes : 360
Sommet : Monte Cinto à 2706 mètres
Religion : 85 % de catholiques, 10 % de musulmans, 1,5 % de protestants, 3,5 % d'autres confessions (77) (78)
GÉOGRAPHIE
Formation
Au tertiaire, l'ébranlement du système alpin provoque la fracture du vieux continent donnant naissance à l’Ile de beauté.
Géologiquement, la Corse est divisée en deux parties, la Corse ancienne, essentiellement granitique (90 % de l’île), et la Corse alpine (au Nord-Est, du cap Corse à Aleria).
La forme actuelle de l'île a été formée par les processus d'érosion des glaciers et des rivières.
Climat
Il est méditerranéen, avec un été chaud, et un hiver doux sur la côte mais plus dur en montagne.
Les précipitations tombent entre octobre et janvier dans les régions côtières, et sont régulièrement réparties entre l'été et l'hiver à l'intérieur.
Paysage
Les 2/3 du territoire sont boisés mais le maquis (ciste, genêt, arbousier, myrte, lavande, romarin, sauge, thym...) est la parure principale de l'île.
Pastoralisme
L’élevage est jusqu’en 1950 l’activité principale de l’intérieur. Hommes et bêtes descendent vers le littoral en hiver et regagnent la montagne en été. La modernisation agricole et le tourisme ont (6) (61) (64) (72) (74)
HISTOIRE
L'histoire de la Corse alterne moments de paix et déchirement par les convoitises étrangères, Ligures, Phéniciens, Phocéens, Etrusques, Syracusains, Romains, Vandales, Pisans, Génois. Sa position géographique l’a longtemps contrainte à abandonner ses rivages aux envahisseurs.
Préhistoire
80 000 - 60 000 av. J-C. : premiers indices de présence humaine.
À partir de 5000 av. J-C., le peuplement de l'île s'intensifie avec l'arrivée de migrants, vraisemblablement des Ligures venus de l'archipel toscan, amenant avec eux céréales et animaux domestiques, et pratiquant le défrichage.
Les Phéniciens apportent l'agriculture mais ne s'installent qu'entre terre et mer, sur des îlots, d'où ils gèrent leurs comptoirs.
Après Marseille, les Phocéens construisent Alalia, sur la côte Est, vers 565 av. J.-C., premier comptoir commercial corse, au croisement des grandes routes commerciales de l’époque. Ils introduisent vigne, olivier et blé, enseignent l'écriture, exploitent argent, fer et plomb.
L’époque romaine
Elle commence en 221 av. J. C, et amène la langue latine, routes, ponts, stations thermales. L’île exporte granite, minerais, huile d'olive, miel, liège, etc.
L’ère chrétienne
À partir de 455, c’est le déferlement sur l'Europe des peuples barbares puis des Sarrasins à partir du VIIIe siècle. Les Corses se réfugient dans les montagnes. Déchirée par des luttes féodales, la Corse devient alors une monnaie d'échange au service de la papauté qui arbitre sa politique entre Pise et Gênes.
De 1077 à 1284, l'île bénéficie des bienfaits de la colonisation pisane, dont l'architecture et l'art s'expriment à travers la construction de nombreux couvents ou églises.
De 1284 à 1768, Gênes, ceinturant l'île de tours de défense conquête, se repose alors sur sa puissance bancaire pour gérer l'île, construisant, développant agriculture et commerce.
En 1553, les Corses, menés par Sampiero Corso entament une révolution, étouffée après la mort de Sampiero, trahi, en 1567.
Gênes exploite alors l’île comme une colonie, avec un système juridique corrompu.
Les guerres d’indépendance
De 1729 à 1769, elles contraignent Gênes à faire appel à l’extérieur, attisant la concurrence des grandes puissances en Méditerranée.
L’intervention de la France porte ses fruits mais dès le départ des troupes en 1755, l'unité se fait autour de Pascal Paoli, qui dote l’île d’une constitution, considérée comme la première constitution démocratique moderne par les Lumières.
Pourtant, en 1768, Gênes cède à la France la souveraineté sur l'île et Paoli est exilé en Angleterre.
Plus tard, les campagnes victorieuses de Napoléon resserrent les liens avec la France, dont la
langue devient officielle en Corse en 1858.
Le XXe siècle
La Corse paye un lourd tribut durant les guerres mondiales, après lesquelles les départs vers le continent se font massifs, accentuant le déclin économique de l’île.
À partir de 1957, le retour des rapatriés d'Algérie la repeuple, mais radicalise les revendications autonomistes, 90% des terres agricoles mises en valeur leur étant réservés.
En 1976 est créé le Front de libération nationale de la Corse, et mise en place la bidépartementalisation de l'île.
En 1992, les différentes factions nationalistes dépassent 25% des voix aux élections territoriales.
En 2002, une loi élargissant à nouveau les compétences de la collectivité territoriale de Corse est votée.
LE DRAPEAU CORSE
Plusieurs versions existent au sujet de cet emblème :
- au temps des raids sarrasins, les guerriers corses décapitent leurs ennemis dont ils empalent les têtes sur des piques pour les présenter aux nouveaux envahisseurs pour les décourager.
- lors de l'établissement d'une carte des possessions du roi Philippe II d'Espagne au XVIe siècle, la Corse n'ayant pas d'emblème, on opte pour la tête de Maure en raison de sa parenté avec la Sardaigne (dont le drapeau en porte quatre).
Officialisation
En 1745, le général des armées corses Pierre Gaffori, lancé à l'assaut de la citadelle de Bastia, relève le bandeau et le positionne sur le front, pour symboliser la marche en avant corse. Paoli en fait alors l'emblème officiel de la nation corse en 1760, supprimant la chaîne. (5)
ÉCONOMIE
Longtemps marquée par l'agriculture et l'élevage, elle est aujourd'hui à dominante tertiaire, services et commerces, mais reste tributaire de l'aide nationale.
Les transports
Leur maîtrise est primordiale. Les liaisons maritimes entre Corse et continent sont assurées par 3 compagnies principales : la société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), privatisée en 2005, la Corsica Ferries, entreprise privée italienne, et la compagnie méridionale de navigation (CMN), entreprise privée française.
Les liaisons aériennes sont surtout assurées par Air France et CCM Airlines, qui proposent des liaisons régulières avec de grandes villes européennes.
Le tourisme
Le nombre de touristes est d’un million par an aujourd’hui, dont 60 en été.
L'emploi
La Corse a un taux de chômage de 11 %. Commerce et services marchands (hôtels, santé, Télecom,...), inégalement répartis géographiquement, se répartissent la moitié de l'emploi total ; agriculture, industrie, pêche, BTP, et services non marchands (administrations, Education Nationale, collectivités locales) l'autre moitié.
LANGUE
Le corse, langue romane résultant d'une évolution à partir du latin, a une influence toscane. Il conserve des mots et des arrangements syntaxiques anciens alors que les Génois ont peu laissé de leur parler, adoptant eux-mêmes le toscan comme langue écrite.
Le français, lui, se développe lentement à partir de l'annexion de 1769, avant la politique de francisation et l'émigration vers le continent.
Aujourd'hui, le corse est pris entre deux langues de prestige, et doit s'imposer par le biais d’une utilisation quotidienne et médiatique.
PASQUALE PAOLI (1725-1807)
Homme politique, père du nationalisme corse pour de nombreux Corses, il fixe sa capitale à Corte, donnant à l'île une constitution fondée sur la séparation des pouvoirs, accordant le droit de vote à tous les citoyens, dont les femmes, faisant frapper monnaie, créant une armée, et fondant une université à Corte.
Economiquement, il encourage le développement de l'agriculture et stimule le commerce.
Lors du traité de Versailles en 1768, les citoyens deviennent sujets de Louis XV et Paoli est contraint de partir pour l'Angleterre. Il revient en 1790 mais, loin des réalités insulaires, il est mis hors la loi en 1793 et, après avoir créé l’éphémère royaume anglo-corse, il doit retourner en exil à Londres, où il meurt à Londres le 5 février 1807.
NAPOLEON BONAPARTE (1769-1821)
Issu d’une famille peu fortunée de la petite noblesse, il se révèle être fin stratège militaire lors de la campagne d'Italie en 1796, suivie de la campagne d’Egypte qui, bien que n’étant pas un succès militaire, en devient un scientifique, avec la fondation de l’Institut d'Égypte.
Suite au coup d'État du 18 Brumaire, il devient premier consul en 1799 puis, après ayant étendu son pouvoir en Europe, se fait proclamer empereur des Français en 1804.
L’empire
Il est faste en réformes afin de protéger la République de la perte des acquis révolutionnaires. Réussissant une série de campagnes (Austerlitz, Iéna…), Napoléon édifie le Grand Empire, d'Amsterdam à Rome.
Mais par la suite, sa tentative d'imposer le Blocus continental aux Britanniques en 1812, puis la campagne de Russie mènent à la destruction de La Grande Armée, et Napoléon est forcé d’abdiquer. Il est exilé sur l’île d’Elbe.
Les Cent-jours
Son retour sur le continent, malgré ses volontés pacifiques affichées, est rejeté par les Alliés. La bataille de Waterloo marque le glas définitif de son règne, et il est déporté à Sainte-Hélène.
FAUNE
Reptiles
Il n’existe pas de vipères en Corse mais des couleuvres.
Les lézards habitent aussi bien le bord de mer que des hauteurs de 1700 mètres.
La salamandre de Corse, noire et jaune, a besoin d’humidité et ne sort que la nuit ou après une bonne averse. (66)
Mammifères
Le cochon sauvage, qu’on peut rencontrer au détour d’un chemin, résulte du croisement d’un cochon domestique et d’un sanglier sauvage. (69) (70) (7)
Le sanglier vit souvent dans un groupe dirigé par une femelle dominante.
Le cerf, disparu en 1968, est réintroduit en 1998 dans l’Alta Roca.
Le mouflon, dont il existe 400 ou 500 têtes protégées dans le massif de Cinto et de Bavella, a une activité est crépusculaire.
La belette, unique représentant en Corse des mustélidés (hermine, fouine, martre, putois) dans la forêt et le maquis, occupe une place essentielle dans l’équilibre naturel.
Mediterranée
Le rorqual commun, cousin de la baleine bleue, mesure 23 mètres de long et pèse au maximum 25 tonnes, vivant en petits groupes.
Le grand dauphin dispose d’un sonar lui permettant de repérer sa nourriture, les poissons.
TOURISME
CALVI ET LA BALAGNE
C’est une succession de montagnes et collines aux villages hauts perchés, délimité au Nord par le désert des Agriates, et au Sud par des crêtes entre 1000 et 2000 m. (19) (2) (20)
CALVI
Abri du Nord-ouest de la Corse, elle est occupée dès le Néolithique (5000-2500 avant J.C).
Son urbanisation pendant la paix romaine l’amène à devenir une base stratégique, avec le port le plus célèbre de l’île.
Les premières fortifications de la ville sont édifiées en 1268, et elle devient protectorat de Gênes en 1294.
A la fin du conflit entre Pise et Gênes, le nouveau plan de défense de Calvi est alors conçu, avec sa citadelle, achevée en 1492.
Au XVIe siècle, Calvi résiste à l’alliance de Sampiero Corso à François 1er, contrairement au reste de l’île, soumis à la France. Reconnaissante, la république de Gênes appose une plaque de marbre à l’entrée de la Citadella avec cette devise : Civitas Calvi semper fidelis.
Calvi retrouve définitivement de sa superbe lorsque les gouverneurs génois y transfèrent le gouvernement de la Corse, en faisant la capitale de l’île.
Lorsqu’en 1793, la coalition des grandes puissances monarchiques européennes s’empare de plusieurs villes françaises, Horatio Nelson assiège Calvi, où, blessé à la tête, il perd un œil. Calvi résiste mais doit capituler.
Pendant les Empires, Calvi reste fidèle aux Bonaparte, et devient une cité balnéaire moderne sous la coupe d’Adolphe Landry, son député-maire pendant près de 50 ans. (100) (12) (13)
Christophe Colomb (1451-1506)
La ville soutient les thèses sur son origine calvaise, le navigateur étant né à une époque où Calvi appartenait à la République de Gênes. Ses date et lieu de naissance sont controversés et ses origines entourées de mystère.
La citadelle
Erigée lors de l'occupation génoise, ses ruelles sont pittoresques et on y trouve la maison de Christophe Colomb, les bureaux de la légion ainsi que l'Oratoire Saint-Antoine, qui accueille régulièrement des concerts. (11)
Notre-Dame de la Serra
De la chapelle sur les hauteurs de Calvi, la sainte patronne de la ville protège la baie.
ALGAJOLA
Algajola est longtemps une position génoise avancée devant Calvi. Le port, actif durant l’occupation romaine, est abandonné entre 500 et 600 ap. J.-C. Au XIIe siècle est construite une tour de défense, ainsi pêcheurs et commerçants retrouvent-t-il l'utilité du port.
Vers 1475, l'ensemble prend un nouvel essor, des logements sont construits, l'église est agrandie, et en 1620 le port devient le second de l'île.
Après la destruction de la ville en 1643 par les Ottomans, le château est construit sur les ruines de la tour et devient la résidence du gouverneur de Balagne pour Gênes jusqu'en 1764 (propriété aujourd'hui privée). (14)
L’ÎLE ROUSSE
Entourant la baie au Nord-ouest par des îlots de porphyre rouge, d'où la ville tire son nom, la ville est un lieu d'habitat depuis des millénaires. (16) (17)
Sa proximité de la mer en fait une proie facile pour les Barbares, et ce n'est qu’au XVIIe siècle que des commerçants implantent les premiers magasins.
En 1759, Paoli décide la construction d’un port dans le Nord-ouest de l'île pour couper les relations entre Calvi et Gênes, la citadelle étant restée fidèle aux Génois. En 1765, le gouvernement de Balagne bâtit une enceinte fortifiée protégeant le port. Ile Rousse est née.
CORBARA
Village proche de l'île-Rousse, construit comme une tour de guet, doté du couvent de St Dominique (frères de la Saint-Jean), lieu de retraite spirituelle.
AREGNO
Anagramme d'orange, dont il ne reste rien lorsqu'on enlève les Corses, Aregno est situé en balcon avec une plaine fertile en agrumes, qui fait sa réputation, avec ses orangers, citronniers, amandiers et oliviers.
SANT’ ANTONINO
C’est l’un des villages les plus typiques de la Balagne, construit sur un piton de granit au Ve siècle, à l’époque où y apparaissent des castra, permettant de se protéger des Barbares. (18)
SAINT-FLORENT
En 1440, les Génois y édifient une citadelle qui reste jusqu'au XVIIIe siècle le siège de l'évêché du Nebbio et la résidence du gouverneur. Malgré les ravages dus à la malaria, Français, Génois et Corses se disputent l’endroit au XVIe siècle.
La ville trouve un nouvel essor, après que Napoléon III a ordonné l'assèchement des marais, s'attaquant ainsi aux racines du paludisme.
Son port de plaisance, au pied des remparts de la citadelle génoise, compte parmi les plus beaux de la méditerranée.
LE DÉSERT DES AGRIATES
Malgré son nom, il ne contient pas de sable. La région est longtemps considérée comme un grenier à blé pour les communautés voisines et pour Gênes.
Les bergers de la région y séjournent en hiver avec leurs troupeaux de chèvres ou de brebis, et échangent une partie de leur production de fromage contre du blé ou de l'huile avec les cultivateurs qui arrivent en juin.
La culture sur brûlis et les incendies favorisés par les vents dominants sont à l'origine de la nouvelle physionomie des Agriates.
SAN-MICHELE DE MURATO
C'est l'une des églises les plus connues de Corse, avec ses façades polychromes uniques dans l'art pisan insulaire du XIIe siècle. L'ornementation des églises romanes semble emprunter à la fois aux bestiaires assyrien et babylonien, et aux mégalithes primitifs de Filitosa. (23)
OLETTA
La région d'Oletta est dotée de nombreuses églises d'époque médiévale, les habitants, conduits par la foi et la peur des barbaresques (XVIe et XVIIe siècles) s’étant réunis autour de l'Eglise.
CAP CORSE
Succession de montagnes couvertes de maquis tombant dans la mer avec, pour point culminant, le Mont Stello, à 1307 m.
Les Cap Corsins durent se protéger contre les attaques barbaresques, d’où les nombreuses tours génoises, qui alertent la population à l'approche des navires hostiles. Il en reste aujourd'hui plus de vingt dans tout le Cap Corse. (28)
Erbalunga
Village niché en hauteur, c’est l'un des lieux d'approvisionnement en vin pisan dès le XIIe siècle. (24)
Les Iles Finocchiarola
Ces trois îlots étaient autrefois rattachés à la Corse. Pour protéger l’avifaune, une réserve naturelle y est créée en 1987. (26)
La rade de Santa Maria
Ce site protégé abrite deux monuments du patrimoine de l’île, la chapelle de Santa Maria et la Tour de Santa Maria, tour génoise édifiée en 1549.
Barcaggio
Petit port en fond de baie, avec la tour d'Agnello, l’une des pointes septentrionales du Cap Corse. (29)
Centuri
Petit port de pêche à la végétation de maquis.
Nonza
Beau village au dessus de la Méditerranée, avec sa tour édifiée en 1757.
BASTIA (40 000 habitants)
Chef-lieu de Haute-Corse (2B), principal port de l'île et ville commerciale.
Avant l'occupation génoise, Cardo était un village avec, à ses pieds, le hameau des pêcheurs de Porto Cardo. Les Génois se sont abrités des invasions en construisant une citadelle, la bastiglia, ville close montant la garde sur la ville, autour de son palais des Gouverneurs, aujourd'hui musée ethnographique. (3) (30)
La ville basse, Terra-Vecchia, s'est étirée le long de la côte avec, pour cœur, la place Saint Nicolas, longue esplanade ombragée où est érigée une statue en marbre de Napoléon en 1853, et le vieux port, au cachet bien méditerranéen.
LA CANONICA
Consacrée en 1119, c'est la plus grande du genre. Souvent, les tombeaux massifs édifiés sur leur pourtour les dissimulent aux yeux du promeneur. Ses décorations émanent de l'école Pisane dont la spécialité était l'utilisation de polychromies naturelles.
L'EST, LA CASTAGNICCIA
Le San Pedrone
A 1776 mètres d'altitude, souvent bloqué par les neiges en hiver, il n'est fréquenté, dans le passé, que par des bergers. (32)
Cervione
Accroché aux pentes du Monte Castellu (1109 m), le village doit son nom à la présence ancienne de grands cerfs (cervus corsicanus). Il a été le siège des évêques d'Aléria, et capitale de la Corse sous le règne de Théodore Ier, extravagant Allemand au royaume éphémère. (31)
Aléria
Fondée en 565 avant J.-C. par les Grecs de Phocée fuyant l'invasion perse, elle devient capitale de l'île sous les Romains. Après sa destruction par les Vandales, la plaine d'Aléria est abandonnée durant des siècles au maquis et à la malaria.
Sous les Génois, on construit le Fort De Matra pour surveiller la côte orientale et les étangs, qui joue un rôle lors de la lutte des Matra contre le gouvernement de Pascal Paoli.
Le repeuplement se fait après la Seconde Guerre mondiale, grâce à l’assainissement des lieux par l'armée américaine.
LA COTE DES NACRES
Territoire étendu entre mer et montagne.
Solenzara
Station balnéaire au Nord de laquelle s'étend une grande plage bordée d'eucalyptus plantés sous le Second Empire pour assainir la région alors marécageuse.
Araggio
La forteresse préhistorique au-dessus du village domine le golfe de Porto-Vecchio. Ses constructeurs appartiennent au même groupe humain que les Sardes, bâtisseurs des nuraghe, forteresses imposantes visibles dans le Nord de la Sardaigne.
La cascade de Piscia di Gallu
La cascade du sapin, la plus vertigineuse de l'île, offre 60 mètres de chute d'eau. (34)
Le barrage de l'Ospedale représente la principale réserve d'eau de la vallée du Stabbiacco et de la région de Porto-Vecchio.
Le col de Bavella
Il domine la forêt de Bavella, étagée entre 500 et 1300 m d'altitude, mais malheureusement souvent dévastée par les incendies. Devenue réserve nationale après sa destruction partielle en 1960, elle a été reboisée. (35)
Le Trou de la Bombe (U tafonu d'u compuleddu)
Ouverture de 8 m de diamètre dans le chaînon des Paliri. Son nom corse ne mentionne cependant aucune bombe, puisqu’il signifie « le trou de l'enclos du berger ». (36)
PORTO-VECCHIO
En 1539, les Génois choisissent ce golfe pour y installer un rempart contre les attaques barbaresques. Le port est situé au fond du golfe, et la citadelle se dresse sur les hauteurs, loin des marécages alors malsains. Porto-Vecchio est restée longtemps renfermée sur elle-même, les principales activités se concentrant autour de l'artisanat du bois et du liège.
BONIFACIO
Créée vers 830 sa position stratégique en fait un sujet de dispute entre Pise et Gênes.
Dans un premier temps, Pise est maîtresse des lieux mais la réelle fondation de Bonifacio est due aux Génois, qui lui imposent des modifications structurelles importantes. Imprenable, elle devient un pôle militaire maritime, et l'attaque la plus horrible est celle de la peste en 1528, dont il reste un témoignage, la chapelle St Roch, où est venue mourir la dernière victime.
La première capitulation de Bonifacio survient juste après cette période qui l'a affaiblie, en 1553, devant Dragut, corsaire Turc commandité par les Français qui reconstruisent la ville avant de la céder de nouveau aux Génois.
Au XIXe siècle, l'agriculture connaît un renouveau, avec la production de corail, liège, huile, et les industries locales comme les pâtes et le savon et la pêche.
Aujourd’hui, Bonifacio est une infrastructure touristique importante, avec plus d'un million de visiteurs en été, en partie grâce à sa position proche de la Sardaigne. (37) (39) (41)
CAURIA
D’accès longtemps difficile, le plateau abrite de nombreux sites mégalithiques qui, selon les croyances populaires, servaient, la nuit, à des pratiques diaboliques. C'est pourquoi le dolmen de Fontanaccia a été appelé A Stazzona di u Diavuli (la forge du diable), tandis que les Stantari voisins étaient considérés comme les gibets des victimes de satan. (42)
Les statues menhirs armées de Corse représentent des guerriers ennemis de la civilisation torréenne débarquée en Corse vers le deuxième millénaire avant notre ère.
SARTENE
Par sa superficie au dixième rang des communes de France métropolitaine, Sartène fut l’agglomération corse la plus rétrograde, où les rapports sociaux gardèrent longtemps leur aspect inégalitaire du XVIIIe siècle.
Elle est édifiée en 1550 par les Génois sur un promontoire rocheux difficile d'accès pour garantir la sécurité des habitants contre les assauts répétés de Dragut.
FILITOSA
Principal centre religieux et artistique de la Corse préhistorique, semble-t-il, Filitosa daterait de 1400 av. J.-C. à l'époque où s'implantent les Torréens, guerriers venus de la mer. Les statues représenteraient non pas les autochtones qui les ont sculptés, mais les nouveaux venus.
AJACCIO
Chef-lieu de Corse-du-Sud (2A).
Pendant la prospère pax romana, le besoin d'un véritable port se fait sentir. La ville est alors située plus au Nord. A partir du VIIIe siècle, elle décline jusqu'à ce que les Génois, désireux d'affirmer leur domination sur le Sud de l'île, la rebâtissent à la fin du XVe siècle, la développant pour en faire la capitale administrative du Sud.
Napoléon Ier, qui en est originaire, en fait la capitale de l'unique département de l'île, au détriment de Bastia, et au cours du XIXe siècle, elle rattrape son retard sur cette dernière,
devenant la ville la plus peuplée de l'île. (44) (45)
CORTE
Sous-préfecture de Haute-Corse, capitale de l’île au temps de son indépendance, elle est le siège de l'université, née en 1765 à l'instigation de Pascal Paoli, pour fermer en 1769. Située en altitude, elle est protégée par ses gorges profondes et ses hautes montagnes. (48) (52) (57)
EVISA
Tranquille village, étendu et étagé, entouré de châtaigneraies. (54)
PORTO
Le Golfe de Porto, classé Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO, comprend le village de Porto lui-même, les Calanches de Piana, Girolata et la réserve naturelle de Scandola.
Au Moyen-Age, quelques communautés habitaient cette région mais elle fut définitivement abandonnée dans la moitié du XVIe siècle.
De la domination génoise, il reste des édifices bien conservés, comme le fortin de Girolata, construit en 1551, et la tour génoise de Porto. (79) (8) (45) (90)
Piana
Au XVe siècle, le territoire actuel de Piana se compose de huit hameaux révoltés contre la domination génoise avant que cette dernière ne les massacre, interdisant alors à la population le retour sous peine de mort. Ainsi la région est-elle désertifiée pour deux siècles. A partir de 1690, devant la puissance déclinante de Gênes, a lieu la reconstruction du village.
Les Calanches de Piana
Site naturel terminé par une falaise surplombant la mer, il offre un panorama sur le Golfe de Porto. On peut imaginer, concernant certaines roches, différentes formes, tête de chien, château fort, aigle... (80) (84) (85) (86) (88) (9)
La réserve naturelle de Scandola
Située au coeur de la façade maritime du Parc naturel régional de Corse depuis 1975, elle fait partie, depuis 1982, du Réseau des aires marines et côtières protégées de Méditerranée.
En outre, Scandola est la première réserve de France à la vocation de préservation du patrimoine naturel à la fois terrestre et marin. (92) (94)
Presqu’île de Girolata
Plus de 450 espèces d'algues y sont recensées, dont certaines se trouvent seulement dans la partie Corse de la Méditerranée. La vie et la photosynthèse des végétaux s'y développent harmonieusement, et les animaux y trouvent leur nourriture. (96) (98) (99)
DIAPORAMA CORSE
Vidéo envoyée par jcgrap













