Voyager avec JiCeGe sur son blog

27 années de voyage à travers le monde pour découvrir d'autres paysages et diverses façons de vivre, de culture et de coutumes pour apprendre la tolérance.

mardi 1 avril 2008

TITRE_PROVENCE


PHOTOS_TETE_PROVENCE


CARTE_PROVENCEGÉOGRAPHIE

Constituée par les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, créée en 1976, ne correspond pas vraiment à une unité mais intègre divers milieux structuraux et climatiques.

Climat
Ponctuée de massifs, la région est très ensoleillée.
Un anticyclone remonté du Sahara, installe la chaleur pour l’été, avant que les 600 mm de précipitations annuelles ne s'abattent dans la vallée du Rhône, faisant déborder les fleuves.
Puis vient la saison froide aux fortes et brèves rafales, n'empêchant pas le soleil. Le printemps alterne alors journées glacées de mistral, soleil et averses venues de l'Atlantique.

Végétation

La forêt méditerranéenne est peuplée de pins d'Alep, chênes, hêtres, et pin sylvestre, mais l'activité humaine et les incendies ravagent des milliers d’hectares chaque année. Par conséquent, la fréquentation des massifs est réglementée et interdite en été.

Population

On constate un vieillissement de la population, due aux nombreux retraités, auxquels s'ajoutent Maghrébins, Italiens, Espagnols, Portugais, souvent des ouvriers. On relève en outre une opposition entre des marges peuplées actives et une zone intérieure plutôt abandonnée.

ÉCONOMIE

Alors que le déclin de l'agriculture se poursuit, l'emploi industriel semble rebondir et le tertiaire progresse. Le taux de chômage (14%) reste supérieur à la moyenne nationale.

Agriculture
Vigne, vergers, cultures florales, plantes médicinales et à parfums, céréales et oléagineux génèrent des gains substantiels. La défense des agriculteurs contre les aléas du marché assure la commercialisation d'une partie de la production.

Pêche
La pêche occupe moins de 1 500 personnes pour un millier d'embarcations. La Région fournit 2/3 du sel marin français.

Mines et énergie
La production de lignite, à Gardanne, est restreinte. L'intérêt pour le charbon, dû à la crise pétrolière, en assure le maintien.
La capacité de raffinage de pétrole, réduite après les chocs pétroliers, représente 31 % du total national.
Les équipements hydroélectriques sur la Durance, le Verdon et le bas Rhône fournissent 18 % de la production nationale.

Industrie
Sur le plan industriel, les Bouches-du-Rhône drainent 46 % des emplois grâce à 6 branches : énergie, chimie, agroalimentaire, aéronautique, transformation des métaux et construction électrique et électronique.
Des industries liées à la mer se sont développées (réalisation des quais portuaires, exploitation pétrolière). L'industrie du bâtiment, elle, connaît des phases irrégulières en fonction de la politique du logement.

Transports
L'amélioration de leurs infrastructures depuis 1960 a fait augmenter les liaisons entre la région et le reste de l'Europe, et le flux touristique a permis de perfectionner les équipements.

Tourisme
La Région doit à son climat et ses paysages, l'engouement touristique dont elle est l'objet. La place du tourisme dans l'économie est la seconde après l'Ile-de-France.


HISTOIRE

Antiquité
Vers 3 000 av. J.-C.: la région est habitée dès le Néolithique.
Vers 1200 : les Ligures, chassés d'Italie et de Corse, viennent occuper le Sud-est de la France.
Vers 800 : les Celtes d'Allemagne du Sud pénètrent dans l'Est de la France et se fondent avec les Ligures, formant la confédération des Salyens.
600 : des Grecs de Phocée, chassés de leur patrie, arrivent sur la côte française et fondent Massilia (Marseille).

Romanité
Les Ligures et les Gaulois attaquant régulièrement les navires massaliotes, les Romains en profitent pour envahir la région, et créer, en 125 av. J.-C., la Provincia romana, d’où découle le nom de Provence.
49 : Marseille refuse à Jules César l’accès au port pour combattre Pompée en Espagne, et la ville, assiégée, capitule, perdant remparts et territoires.

Occupations diverses
A partir de 408, les invasions perturbent la quiétude de la région (Barbares, Vandales, Wisigoths et Burgondes, puis Ostrogoths, vassaux de l'empereur d'Orient, Charles Martel, Sarrasins) et favorisent le développement de la féodalité. La Provence se trouve partagée entre quelque 20 grandes familles.

Moyen-Age
Au XIe et XIIe S revient un certain essor économique, avec le pouvoir des consuls sur l'administration urbaine au détriment de celui des seigneurs.
Pourtant, en 1246, la Provence entre dans la maison d'Anjou et, après une période faste due à la présence des papes en Avignon puis la Grande Peste de 1347, la famine, les pillages et une violente guerre de succession, l’histoire de la région se confond avec celle du royaume de France lorsqu’elle passe, en 1481, aux mains de Louis XI.

Guerres de religion
Au XVIe S., la Provence, l'un des foyers de la Réforme en France, est déchirée par les guerres de religion.

Modernisation
La tranquillité revient mais au XIXe S., la Provence reste à l'écart du mouvement d'industrialisation après le blocus continental et ne retrouve la prospérité qu'avec le développement de la colonisation française en Algérie Nord à partir de 1830.
XXe S. : des artistes commencent à fréquenter la côte et des vagues d'immigration viennent peupler davantage Marseille.
En août 1944, la région est le cadre du débarquement dans le Sud.
1964 : le général De Gaulle, venu commémorer le débarquement allié en Provence, dort à Brégançon.
1968 : Brégançon devient résidence officielle du Président de la République.


TOURISME

_10___St_Tropez__portSAINT-TROPEZ                                
Le nom viendrait de Torpes, officier de Néron décapité pour n'avoir pas renié sa foi, inhumé là en secret par Celerina, dame romaine chrétienne. Elle devient St-Tropez à la Révolution.
La ville détruite ou rasée à plusieurs reprises, puis reconstruite par des familles génoises, s'organise au XVe siècle en une sorte de république indépendante.  (100)(102)
 
C'est ensuite un port de pêche et de commerce, dont elle vit encore au début du XXe.
Saint-Tropez a eu des hôtes illustres : Charles IX et Catherine de Médicis, Napoléon Bonaparte, Franz Liszt, Colette, Anaïs Nin, Errol Flynn, Jean Cocteau, Paul Signac...avant de devenir la résidence de vedettes du show business, avec, en tête, Brigitte Bardot et Eddie Barclay...  (104) (106) (107) (108)

RAMATUELLE
Blotties en colimaçon, les maisons de Ramatuelle forment une architecture défensive typique des vieux bourgs provençaux, la ville ayant dû faire face à de sérieuses attaques au cours de son histoire.  (109) (11) (110)
Gérard Philippe y possédait une maison et repose aujourd’hui au cimetière du village.

Etymologie
Une des versions sur l’origine de son nom l’attribue aux Sarrasins qui, au Xe siècle, l’auraient baptisée “Ramatu’allah (bienfait de Dieu).

Bouches-du-Rhône
Elles doivent leur nom au fleuve qui les traverse et à son delta, enlaçant la Camargue.

MARSEILLE
Les Phocéens la fondent au VIe siècle av. J-C., diffusant la culture de la vigne et l'olivier.
Après une occupation par les Romains, Wisigoths, Burgondes, Arabes, la conquête par Charles I d'Anjou, les luttes religieuses, la peste noire, Marseille rentre dans l’ère moderne avec le regain de l’activité portuaire au XIXe siècle. Les savonneries, la conquête de l'Algérie, le percement du canal de Suez, le trafic avec les colonies indochinoises lui profitent.
La Canebière (de canebe -chanvre en provençal- dont on faisait les cordes pour les bateaux), qui part du Vieux-Port, est un quartier pluri-ethnique avec des minorités qui ont chacune leur spécialité professionnelle.  (111) (112) (113) (114)

Calanques de Marseille
Etat

Site classé en 1975, les Calanques, profonds canyons bordés de falaises qui s'étendent du Sud de Marseille jusqu'à Cassis, constituent un joyau naturel. (115) (116) (118)
Elles recèlent des richesses exceptionnelles : géologiques, botaniques, faunistiques, archéologiques et historiques.
Les quelques cabanons, occupés à l’origine par pêcheurs, chasseurs, douaniers, sont les derniers témoins d’un mode de vie répandu au XIXe siècle et presque disparu aujourd’hui.

Formation
Le creusement de ces vallées est dû à l'interaction d'une fracture qui fragilise les terrains calcaires, de l'action des eaux souterraines et des variations du niveau de la mer pendant les derniers 5000 ans.

AIX EN PROVENCE
Fondée en 122 av. J.-C. par le consul Sextius Calvinius, sous le nom d'Aquae Sextiae, elle devient colonie sous César.
A la suite des invasions barbares et sarrasines, sa suprématie diminue au profit d'Arles, mais la prospérité revient au XIIe siècle.
Mais au XVIe, la région ravagée, après avoir suivi la Réforme, Aix s'élève contre Richelieu. Ce n'est que sous Louis XIV que cette ville rebelle devient courtisane. L'architecture se modifie et les bourgeois s'installent dans le nouveau quartier Mazarin.
Aix décline au XIXe, supplantée par Marseille. Ville d'art et d'histoire, c’est aujourd'hui une cité universitaire (université créée en 1409), résidentielle et thermale. (119) (12) (120)

Thermes
La tradition de cures remonte à sa fondation. De nombreuses personnalités viendront profiter de leurs vertus thérapeutiques : la princesse Borghese, Picasso, Churchill...Aujourd'hui, ils sont installés au coeur du vieil Aix, sur le site des thermes romains avec une eau à 34°.

Le calisson
Composée d’amandes douces (depuis le XVIe siècle) et de fruits confits et enrobée d’une feuille d’hostie, puis nappée de sucre glace, cette spécialité est apparue à Aix en 1473.
123___AlpillesLa montagne Sainte-Victoire (1011 m)
Caïus Sextius Calvinus établit son camp dans la vallée, près des sources d'eau chaude, mais le danger teuton menaçant la jeune cité, Rome envoie ses légions pour une bataille sanglante à l’ombre de la montagne. Après la victoire romaine, le peuple reconnaissant dresse un temple.
Au XVIIe siècle, soit pour commémorer la victoire de Marius, soit pour franciser le nom provençal, soit pour assimiler la sainte locale à une vierge martyre romaine, la Sainte-Venture devient la Sainte-Victoire.  (121) (122)

La chaîne des Alpilles (de 300 à 400 m d’altitude, sommet à la tour des Aupiès, à 493 m), prolongement géologique du Lubéron, s'élève entre Avignon et Arles.               

ST-REMY DE PROVENCE
Située au pied des Alpilles, elle symbolise la Provence, avec ses places ornées de fontaines, son boulevard bordé de platanes, son marché, ses fêtes traditionnelles.  (15) (16) (18)
On y trouve également hôtels particuliers reconvertis en musées ou galeries d'art, couvents, chapelles. Ses paysages et sa lumière ont inspiré écrivains et peintres, dont Van Gogh qui y a peint plus de 150 toiles dans la campagne environnante.  (124) (125) (2) (20)
Nostradamus (1503-1566), connu pour ses prédictions, est  originaire de Saint-Rémy.
Le monastère Saint-Paul de Mausole
Il accueille Van Gogh de mai 1889 à mai 1890. A l’origine s’y dresse tout d’abord une église, mais ce sont les moines franciscains qui, les premiers, décident d’accueillir des malades psychiatriques.  (25) (26)
Le barrage de Peïrou
Une grande partie des terres de Saint-Rémy de Provence doit son réseau actuel aux Glaniques. Le barrage est le seul témoin de ce travail d'irrigation qui permettait d'alimenter les terres à l'entour, mais également les thermes et la fontaine de Glanum.  (21)

Glanum
De la cité, abandonnée après les destructions barbares de la fin du IIIe S., subsistent deux monuments : l'Arc Municipal et le Mausolée. L'exploration archéologique entreprise en 1921 qui fait apparaître des états d'occupation successifs.  (22) (23) (24)

L'Hôtel de Sade
Hôtel particulier abritant le musée archéologique, complément des fouilles de Glanum, il est fermé depuis quelques années pour cause de restauration.

30___Les_Baux__ch_teauLES BAUX DE PROVENCE (de baou, escarpement rocheux en provençal)   
Village fortifié des Alpilles, où se dressent les ruines d'une cité médiévale.
Les seigneurs des Baux, engagés dans la politique italienne des Comtes de Provence, avaient reçu des terres en cadeau pour leur fidélité et contrôlaient ainsi la région. Leur emblème était l'étoile de la nativité à 16 branches, car ils prétendaient descendre du roi mage Balthazar.
Refuge pour quelque 600 huguenots pendant la période des guerres de religion, puis jugée dangereuse pour la paix du royaume sous Louis XIII, la cité voit sa citadelle et sa forteresse détruites par décret royal en 1632, puis est offerte aux Grimaldi 10 ans plus tard, en remerciement de leur politique favorable à la France.  (31) (32) (33)
En 1822, un chimiste, Berthier, découvre un minerai auquel il donne le nom du lieu de sa découverte : la bauxite.
En 1966, André Malraux inscrit l'ensemble sous protection du ministère de la culture et de l'environnement.  (27) (28) (29) (3)

FONTVIEILLE
Jusqu'à la révolution, son histoire est liée à d'Arles et de l'abbaye de Montmajour, avant d’obtenir le statut de commune en 1790. Les carriers s'installèrent à l’origine autour de la vieille fontaine (Font Vieille) pour tailler la pierre dans le rocher qui supporte le village.
Fontvieille est fameuse pour les "Lettres de mon moulin" d’Alphonse Daudet, traduites dans le monde entier. On vient en effet y admirer le célèbre moulin qui a inspiré l'auteur de
"La chèvre de Monsieur Seguin" et autres contes provençaux.  (34)

TARASCON
En bordure du Rhône, Tarascon est associée à Marthe, débarquée de Palestine à Tarascon où sévit La Tarasque, un terrible monstre amphibie qu’elle dompte courageusement. Depuis existe le pèlerinage à la collégiale Sainte Marthe, construite en son honneur près du château du roi René. Ce dernier, bien conservé, est l'un des plus beaux châteaux médiévaux de France, doté d'un formidable système défensif.  (35)
Autre histoire célèbre, celle de Tartarin de Tarascon, personnage extravagant, créé par Daudet en 1872. Une maison, située dans le centre-ville lui est dédiée.
Tarascon est également fière d'avoir le musée des tissus Souleïado, venus à l'origine d'Inde et que seule Tarascon continue à produire.

39___Pont_du_GardLE PONT DU GARD                      
Edifié entre 40 et 60 après J.-C. par l'Empereur romain Claude pour alimenter Nîmes en eau, il est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1985. Il s’agit, en fait, d’une petite partie de l'aqueduc (50 km de long), qui conduisait l'eau d'Uzès à Nîmes.
L'aqueduc étant coupé à chaque siège de la ville, il n’est plus entretenu et au IXe S., les dépôts de calcaire bouchent définitivement la conduite.
En 1743, un pont routier est édifié en aval pour permettre le passage d'une rive à l'autre.
Des travaux sont lancés pour sa consolidation sous le Second Empire et en 1999, le site est réaménagé.  (37) (38)

NIMES
C'est l'une des plus anciennes cités du Languedoc oriental, née autour d'une source où les primitives tribus nomades venaient se rafraîchir. De cette source est née l'histoire légendaire de Nîmes : Hercule y eut des amours innombrables dont l'une donna naissance au dieu tutélaire de la ville, Némausus.
Son passé le plus prestigieux tient à son statut de colonie romaine, en 30 av. J.-C.
Insécurisée sous le royaume des Francs, la ville connaît une renaissance vers le XIIe S, avec une économie autour de son activité rurale (blé, vigne, olivier, mouton). De la laine, les négociants nîmois tirent des draperies qui font leur richesse.
Parallèlement, les idées de la Réforme progressent et en 1560, les protestants dominent le consulat. Mais la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV leur porte un coup dur et les marchands, pour beaucoup protestants, émigrent à Gênes, alors plaque tournante du commerce du textile entre France et Espagne (Gênes-jean ; Nîmes-Denim).
Le siècle des Lumières met fin à l'intolérance et Nîmes s'industrialise au XVIIe S. (la place de la laine est prise par la soie, pilier de son développement capitaliste).
La destruction des remparts à la fin du XVIIIe S. et l'arrivée du chemin de fer, un siècle plus tard, apportent un nouvel essor économique dans le secteur viticole et le commerce du bétail.

L'Amphithéâtre (21 m de haut, 133 m de long et 101 m de large)
Construit à la fin du Ier S. ap. J.-C., ce n'est pas le plus grand, mais le mieux conservé des amphithéâtres connus, alors que le tracé de beaucoup n'a été déterminé que par des fouilles. Il peut encore contenir plus de 7000 spectateurs (20000 auparavant) et sert régulièrement pour divers spectacles (théâtre, courses camarguaises...), grâce à sa couverture amovible.  (4)

Maison Carrée
Un des plus beaux temples, édifié sous Auguste (fin du 1er S. av. J.-C.) en l'honneur de ses fils et petit-fils. Elle faisait partie du forum. C'est l'édifice romain le mieux conservé de Nîmes, ce qui s'explique en partie par les réutilisations dont il a fait l'objet au cours des siècles : salle des consuls au Moyen Age, église, archives, musée...  (41)

Carré d'Art
Dessiné par l'architecte anglais Norman Foster, pendant du temple, il abrite une bibliothèque et des œuvres d'art.

Jardin de la Fontaine
Reposant lors des journées chaudes, c'est l'un des premiers parcs publics d'Europe. Oeuvre d'un ingénieur militaire du XVIIIe S., JP Marescal, il respecte le plan antique de la fontaine de Nemausus. La fontaine est une résurgence d'eaux de pluie infiltrées dans les garrigues.  (40)

Lubéron
Le parc naturel régional du Lubéron, admis par l'UNESCO dans le réseau mondial des réserves de biosphère en 1997, s'étend du Vaucluse aux Alpes de Haute-Provence, de Cavaillon à Manosque.  (44) (46)

CAVAILLON
Cette colline est occupée par les Ligures au Néolithique, avant l'arrivée des Celtes. Viennent alors les Romains et Cabellio s'implante dans la plaine, au bord de la Durance, sur la via Domitia, ce qui lui permet d'établir un commerce prospère, favorisé par la pax Romana.  (43)

FONTAINE DE VAUCLUSE
Le village, qui a donné son nom au département, tient son nom de sa géographie : Vallis Clausa (vallée Close, d’où Vaucluse).  (47) (48)

Source résurgente
Jaillissant au pied d'une falaise de 230 m de haut, elle est la plus puissante de France (et la 5e mondiale) avec un débit d'eau annuel de 630 millions de m3. Ses eaux, calmes l'été, deviennent spectaculaires en période de crue (hiver et printemps). Le gouffre a été exploré à plusieurs reprises, notamment en 1957 par le commandant Cousteau. La profondeur attestée de 308 m n'est cependant toujours pas définitive. (50) (56) (57)

Le Moulin de Vallis Clausa
C'est l'un des derniers moulins à papier français encore en activité, à la fabrication manuelle comme au XVe S.
Au XVIIIe S. on pouvait compter 11 usines dans le Vaucluse, dont 4 à Fontaine-de-Vaucluse. Les trois autres ont été complètement fermés en 1968 mais celui-ci a été réhabilité pour fonctionner aujourd'hui en tant que musée.  (52) (53) (55)

Eglise St. Véran
Construite au XIe S., elle tient son nom de l'ermite Véran qui s'y installe au VIe S., chassant le Coulobre, un monstre qui habitait la région.  (49)

61___Roussillon__for_t_d_ocreROUSSILLON                               
Perché à 335 m d'altitude, ce village aux couleurs chaudes, est le plus ocré de Provence. On est dans la région du Colorado provençal.  (6) (60) (62)

Légende
Une légende du Moyen-âge raconte que la jeune Dame Sermonde, épouse de Raymond d'Avignon, le seigneur local, était délaissée par son mari, plus préoccupé par ses parties de chasse. Elle s'éprend d'un jeune troubadour. Raymond a vent de leur liaison et fou de rage, il tue le troubadour, faisant alors servir à sa femme le coeur de son amant au dîner. Dame Sermonde, en prenant conscience, se précipite du haut de la falaise. Son sang répandu colore alors la terre de la colline.

Histoire géologique
Le paysage résulte de l'exploitation de l'ocre, constitué il y a 230 millions d'années, à partir de sédiments marins. 100 millions d'années plus tard, ces derniers sont recouverts par des argiles sur lesquelles se déposent des minéraux verts qui, lors de l'émersion des fonds, se transforment en sable ocreux par le fait de pluies torrentielles.
Le sable, extrait à la pioche ou à l'explosif, est alors lavé pour retirer l'ocre, broyé en poudre fine. Cette industrie, initiée à Roussillon au XVIIIe S., a connu son apogée au début du XXe S., puis fut rapidement abandonnée après l'invention des colorants de synthèse.

64___GordesGORDES                                    
L'un des plus beaux villages de France, avec ses maisons bâties dans le roc, son château, le village des Bories, constructions arrondies en pierres sèches, et l'abbaye de Sénanque.
Gordes était un oppidum à l'époque gallo-romaine, le principal de la Cité de Cavaillon.
Le village a vu se développer un esprit artistique avec des peintres tels que Marc Chagall ou Vasarely, culture qui se perpétue aujourd’hui grâce à moult expositions.  (63) (65) (68)

Sénanque
A la fin du XIe S., des moines bénédictins, voulant revenir aux sources de leur propre tradition, fondent l'abbaye de Citeaux, près de Dijon. Avec elle, l'observation de la Règle de Saint-Benoît retrouve sa vigueur. Les monastères “fils” sont toujours implantés dans des lieux très retirés comme Sénanque. Jusqu'à 1930 n'existait ici aucune route.
Fondé en 1148, celui de Sénanque, après voir vécu son âge d’or au XIVe S., puis subi les aléas de l’histoire, vit un renouveau des vocations depuis 1988, avec 6 moines.  (66) (67)

LOURMARIN
Y sont enterrés Albert Camus et Henri Bosco. Abandonnée au XIVe, la ville est ensuite repeuplée par les Vaudois.  (70)

La tragédie vaudoise
En 1173, Valdès, un riche marchand lyonnais, abandonne ses biens pour vivre dans la pauvreté, menant une existence de prédicateur. Pourchassés par l'Inquisition mise en place au XIIIe S., ses disciples trouvent refuge en Piémont et dans les Alpes, d'autres dans le Lubéron.
En 1540, le parlement d'Aix condamne 19 vaudois, dont les villages sont massacrés par l’armée, dont Lourmarin et Lacoste. Ce martyr marque le Lubéron où, pendant des siècles, règne une stricte séparation entre catholiques et vaudois.

Camargue
Pays de fleuve, marais, mer et plaines où se côtoient oiseaux, taureaux, chevaux.  (84) (85)
Le pèlerinage des gitans, les 24 et 25 mai y est le rendez-vous des gitans de tous les pays.
Au fil du temps, l’homme y a transformé le paysage, canalisant les crues du fleuve.  (83)
Le Vacarès, pièce maîtresse du système hydraulique du delta, est une lagune de 6000 ha, où la profondeur des eaux ne dépasse 2 m,  et qui permet d'irriguer les rizières de Camargue depuis le XIXe S.
Grâce à la création du Parc Naturel Régional de Camargue en 1972, des milliers d'oiseaux nichent sur les îlots de la lagune (flamants roses, spatules, canards...).  (86) (9) (90)

3___Les_Baux__ch_teauARLES                                         
Colonisée par les Grecs, contrôlant le passage entre Rhône et Méditerranée, elle devient romaine sous César qui y implante en 46 av. J.-C. les vétérans de ses légions. C'est le 1er âge d'or de la petite Rome des Gaules.
Elle s’adapte à la l'Europe médiévale avec les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps, redevenant ainsi l'une des plus belles villes du monde méditerranéen, avant d’être ruinée par les invasions du haut Moyen Age.
Les XVIIe et XVIIIe S. voient la construction d'innombrables hôtels particuliers dans le centre ancien.
Les 3 monuments, amphithéâtre, théâtre antique et l'église Saint-trophime, sont protégés par l'Unesco. Chaque année y sont organisés le festival, la feria pascale, la course de taureaux camarguaise et la fête des Guardians.
Van Gogh y exécute plus de 300 œuvres entre février 1888 et mai 1889.
Amphithéâtre (Ier S. ap. J.-C.)
Il a certainement servi de modèle à celui de Nîmes, légèrement postérieur. Il mesure 136 m sur 107 m pour 21 m de hauteur et pouvait accueillir 20 000 spectateurs.  (72)

Théâtre antique
Construit sous Auguste vers 25 avant J.-C., dégagé au XIXe S., mais moins bien conservé que les arènes, ses pierres ayant été utilisées pour des édifices religieux de la ville, il est restauré dans les années 2000.

Alyscamps
C’est l'une des plus belles nécropoles gallo-romaines. Des compagnons de Charlemagne y auraient leur sarcophage, et elle renferme 19 églises ou chapelles lorsqu’en 1152, le corps de Saint-Trophime est transfugé à la cathédrale Saint-Étienne.
Au XVIe S., beaucoup de sarcophages sont offerts à des princes ou à des villes, mais plusieurs navires qui les transportent, sombrent dans le Rhône.
À partir du XVIIIe S., on met les plus beaux à l'abri dans les églises, avant que la construction de la voie ferrée et d'ateliers saccagent la nécropole. Les sarcophages restants sont rassemblés le long de l’allée qui subsiste actuellement.
Selon des chroniques d’époque, les habitants du Rhône livrent au fleuve les cercueils des morts qu'ils veulent faire enterrer aux Alyscamps avec une certaine somme, que les Arlésiens perçoivent pour effectuer l’opération après avoir arrêté les funèbres.  (73) (74) (75)

Eglise Saint-Trophime
Sa construction débute au Xe S. sur les fondations de l’ancienne église dédiée à Saint-Etienne, et les reliques des 2 saints sont placées dans le clocher au-dessus de la coupole au XVe S. lors de travaux de rénovation. Frédéric Barberousse s'y fait couronner roi d'Arles en 1178.

Cloître de Saint-Trophime
Des épisodes de la Bible et des sculptures de scènes de résurrection, lapidation ou de vies saintes y sont visibles.  (76)
Place du Forum : endroit du fameux tableau peint par Van Gogh « Le café, la nuit ». (77)
Espace Van Gogh : espace culturel, à l’endroit de l'hôpital où Van Gogh fut soigné.  (78)
Les thermes de Constantin : restes du palais de l’empereur Constantin (IV siècle apr. J.-C.).

81___Stes_Maries_de_la_Mer__cabaneSAINTES-MARIES DE LA MER                            
Station balnéaire réputée, avec une église-forteresse du XIIe S. fortifiée pendant la guerre de Cent Ans, pour la protéger des incursions des pirates du Rhône.  (80) (91)

Les Gitans
Ils sont bien implantés aux Saintes Maries de la mer, avec le pèlerinage comme acte religieux essentiel, dédié à leur Patronne, Sara, dans l’église-forteresse embrasée de cierges, les 24 et 25 mai, et les jours qui précèdent.  (82)
Le marquis de Baroncelli (1869-1943)
Né à Aix dans une famille aristocratique, il est à l’origine des courses camarguaises, après des croisements effectués entre races espagnole et camarguaise.
Il vit dans des conditions difficiles pour servir la cause provençale, et est connu pour ses prises de position en faveur de minorités opprimées, telles les Boers, les vignerons du Languedoc, les Indiens d'Amérique, les républicains espagnols, et bien sûr les Gitans pour lesquels il obtient en 1935 le droit d'honorer Sara.

La course à la cocarde
Elle se déroule dans les arènes d'une ville, où lâche un taureau portant sur le front un morceau de ruban rouge, la cocarde, maintenue par des ficelles entre les cornes de l'animal, et 2 pompons de laine blanche, fixés à la base de chaque corne.
Dans l'arène, tandis que le tourneur attire l'attention du taureau, le razeteur, en costume blanc, cherche à s'en approcher pour s'emparer de ses attributs à l'aide d'un crochet. Chaque razet dure 15 mn et il y en a 6 en tout. 

Le Comtat venaissin
Longtemps terres papales au Moyen-Âge, leur histoire est alors agitée, tiraillés qu’ils sont entre Vatican et royaume de France. Le premier tient son nom du village de Venasque.

LE BEAUCET
Agrippé à la roche, il est à l'abri de son château construit entre le XIe et le XIIe S. Chaque année en mai, des agriculteurs font le pèlerinage à l'Ermitage de Saint Gens, dédié à leur saint patron, priant pour préserver les récoltes de la sécheresse.  (93)
Un Centre International de Formation aux Métiers d'Art propose des cours de dorure à la feuille, moulage, peinture à fresque, stuc marbre, dessin en trompe l'oeil.

VENASQUE
L’un des plus anciens villages du Comtat venaissin, il est perché au sommet d'un rocher, dominant la plaine de Carpentras. Il a conservé son patrimoine, son baptistère du VIe S., réaménagé au XIe S., son église du XIIe S. et ses 3 tours sarrasines, avec un panorama sur le Mont Ventoux.  (94) (95)

96___Mont_VentouxLE MONT VENTOUX                  
Fréquenté depuis longtemps par l'homme, il a été le domaine des chasseurs, coupeurs de bois et cueilleurs de fruits.
Sa première ascension relatée est celle entreprise par Pétrarque en 1336 qui décrit le panorama extraordinaire au sommet.
Au XVe S. y est d’ailleurs construite une chapelle dédiée à la Sainte Croix, qui devient lieu de pèlerinage.
A partir du XVIIe siècle, les ascensions à but scientifique se multiplient, et en 1882 est construit l'observatoire météorologique.
Le tour de France cycliste contribue ensuite à sa renommée internationale.   

AVIGNON
Habitée déjà 4 000 ans av. J.-C., avec le Rhône comme voie de pénétration commerciale (son nom viendrait d'ailleurs du ligure aouen(n)ion -seigneur du fleuve), Avignon devient une cité latine peu avant l’ère chrétienne.
Les invasions barbares en laissent peu de traces, et la ville ne retrouve son extension gallo-romaine, grâce à sa situation entre l'Italie et l'Espagne, qu’en 1129, lorsque la noblesse prend le contrôle de la région.

Le Palais des Papes
Le XIVe siècle lui est bénéfique grâce à la présence des papes (de 1309 à 1376, due au déchirement entre clans rivaux), qui fait augmenter la population jusqu'à 40 000 habitants, en faisant une des plus grandes villes d'Europe.
Son rôle politique diminue ensuite mais garde son rôle de capitale économique régionale (et chef-lieu du Vaucluse depuis 1793). Elle se transforme cependant ensuite au détriment de son patrimoine historique, le palais des papes faisant même un temps office de caserne.
Les guerres mondiales saignent la ville avant qu'une période de croissance économique sans précédent lui profite, la région développant tourisme, culture maraîchère et vigne.
Son image culturelle se propage dans le monde entier grâce au Festival de Théâtre créé en 1946 par Jean Vilar.  (97)

Le Pont (Saint-Bénézet en l'honneur de son fondateur)
Construit en 1185, il accroît le flux de marchandises passant par la ville mais est détruit aux 3/4 en 1226 après que les habitants d'Avignon ont refusé la traversée du Rhône à Louis VIII dans sa croisade contre les hérétiques albigeois.  (98)

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